Modérez votre consommation de sel

Le sel est nécessaire à l’organisme humain. Une carence sodée induit des  troubles métaboliques, crampes, insomnie, déshydratation, perte de connaissance, même en cas d’effort physique prolongé ou de forte chaleur.

On considère qu’il faut en consommer environ 5 grammes par jour.

Or la consommation moyenne de sel, dans les pays occidentaux, est actuellement de 10 grammes, soit le double, car le sel est omniprésent dans les aliments issus de l’industrie agroalimentaire.

L'excès de sel vous nuit !

Et cet excès de sel a pour conséquence l’hypertension artérielle, facteur de risque important pour les accidents cardiovasculaires. Les personnes hypertendues s’entendent ainsi conseiller à juste raison de suivre un régime

Sans sel, le chlorure de sodium étant l’ennemi des artères, au même titre que le cholestérol. 

Les symptômes de l’hypertension artérielle :

• Des bourdonnements d'oreille.

• Des vertiges.

• Des céphalées à prédominance occipitale, ressenties surtout le matin.

• Des fourmillements dans les jambes.

• Des crampes.

• Une tendance aux hémorragies nasales.

• De fréquentes envies d'uriner la nuit. 

L’alimentation actuelle, notamment à cause de l'industrie agroalimentaire, procure environ 10 g de sel (chlorure de sodium) par jour. Il convient absolument de réduire cet apport de moitié notamment en cas d’hypertension artérielle, nous vous conseillons donc de supprimer le sel dans toute cuisson d’aliment et de rectifier le goût en fin de cuisson.

Du sel caché ! 

Aujourd’hui, malheureusement, 80 % du sel que nous avalons est pré-incorporé dans les aliments le plus souvent à notre insu.

Du sel "caché", on en trouve partout, dans les biscuits sucrés, les soupes, les boissons sodées, le pain, les plats  cuisinés...

Les quantités rajoutées sont parfois astronomiques. A titre d'exemple, un bol de céréales du matin contient autant de sel qu'un bol d'eau de mer, tandis qu'un paquet de chips représente à lui seul l'équivalent de trois bols d'eau de mer !

Si les industriels ont la main leste, c'est parce que chaque pincée rajoutée vaut de l'or. Depuis la généralisation de la chaîne du froid, le sel ne sert quasiment plus à conserver les aliments, mais on lui a découvert d'autres vertus.

Grâce à sa faculté de rétention d'eau, le chlorure de sodium augmente artificiellement le poids d'un certain nombre de produits, et en conséquence leur prix de vente au kilo. C'est un exhausteur de goût pas cher qui masque la fadeur des aliments industriels.

Et puis, il y a l'effet d'accoutumance.  Tout le monde en a fait l'expérience, lorsqu'on commence à mettre la main dans un sachet de biscuits salés, on a beaucoup de mal à s'arrêter. C'est ce que l'on appelle le "syndrome du biscuit apéritif".

Bref, plus on consomme de sel, plus on est accro aux produits salés. Cette consommation  excessive de sel, qui commence dès le plus jeune âge, est d'autant plus dommageable qu'une alimentation trop salée entraîne une surconsommation calorique, avec à la clé un risque de surcharge pondérale, facteur aggravant de l'hypertension.

Les derniers chiffres du Centre de recherches pour l'étude et l'observation  à ce titre révélateurs : 54 % des "forts consommateurs de sel" présentent un surpoids, contre 36 % pour le reste de a population.

Le sel est fortement soupçonné de favoriser l'ostéoporose, une fragilité osseuse. Enfin, comme le reconnaît le

Haut Comité Français pour la santé publique, une surconsommation de sel peut multiplier par six le risque de cancer de l'estomac.

L'exemple à suivre...

L'exemple finlandais devrait pourtant  suffire à convaincre les plus sceptiques.

Dans ce pays où la mortalité cardio-vasculaire était il y a vingt ans la plus forte au monde, la bataille contre l'excès de sel a débuté au début des années 90.

Depuis, sous la pression des pouvoirs publics, les industriels ont accepté d'utiliser un sel de substitution allégé en sodium et enrichi en potassium, et la consommation quotidienne de sel a été ramenée de 12 à 6 grammes.

Une baisse drastique qui explique en partie la diminution par deux de la mortalité cardio-vasculaire dans ce pays.

Au point que l'objectif des pouvoirs publics finlandais est de descendre à 4 grammes.