Les infections urinaires soulagées grâce à la canneberge

La cystite est une infection, aiguë ou chronique, provoquant l'inflammation des voies urinaires. Elle se propage depuis les organes génitaux, survenant plus souvent chez la femme que chez l’homme, les germes migrant facilement, chez elle, du vestibule vaginal jusqu’à la vessie.

Le principal germe infectieux responsable est Escherichia coli. Les problèmes urinaires récidivants s’observent chez les personnes ayant un manque de mécanisme de défense local (au niveau vaginal) capable de s’opposer à la colonisation bactérienne.

La crise de cystite est particulièrement pénible à vivre, et douloureuse, conjuguant :

• Brûlures mictionnelles (c’est-à-dire lorsqu’on urine)

• Envies fréquentes et impérieuses d'uriner

• Pollakiurie (très petite quantité d’urine par miction)

• Dysurie (miction difficile : l’urine ne veut pas sortir)

• Vives douleurs qui irradient jusqu’aux lombaires

• Nycturie (multiplication des mictions nocturnes) D’autre part les urines sont troubles, comprenant quantité de cellules mortes, et souvent purulentes.

Le traitement classique comprend une analyse d’urine destinée à préciser le germe responsable, le médecin prescrivant alors un antibiotique. Mais nous connaissons les inconvénients d’antibiothérapies à répétition, et le choix de la naturopathie alternative est possible en cas de cystite, avec un remède naturel très efficace, la canneberge.

Les canadiennes utilisent pour soulager leurs problèmes urinaires des baies rouges qui se cueillent dans leur pays à l’automne, avant les premières chutes de neige : la canneberge. Les "Medecine men" des tribus indiennes, autrefois, dans les grandes plaines d’Amérique du Nord, conseillaient aux femmes de faire sécher les baies de canneberge pour en faire des colliers suspendus dans leur maison, utilisant ces baies en décoction en cas de crise urinaire.

Plusieurs études récentes ont prouvé que la consommation de canneberge permet de réduire la fréquence des infections urinaires chez des femmes qui soufrent de cystite à répétition. Ces études ont permis de mettre à jour un mécanisme original. La canneberge contient en effet des flavonoïdes et des proanthocyanidines (éricoline et vacciniline) capables de se fixer sur Escherichia coli afin de l’empêcher d'adhérer aux muqueuses des voies urinaires. Ne bénéficiant pas de point d'ancrage, ces bactéries sont alors éliminées dans les urines.