Les édulcorants en question

Durant les années 1960 est apparue une guerre contre le sucre. Les édulcorants se sont alors imposés comme substituts de cet aliment. Produits d’origine naturelle ou de synthèse, ils possèdent un haut pouvoir sucrant. 

Ceux dits de synthèse, sont élaborés à partir de deux générations de  composés chimiques : la première (saccharine, cyclamate,aspartame) et la deuxième (sucralose, acésulfame-potassium, neotame, alitame).

Parmi les édulcorants naturels, on distingue, là aussi, deux types. Tout d’abord les polyols, ou sucres-alcools, élaborés et synthétisés en laboratoire à partir d'éléments d’origine végétale synthétisés en laboratoire. 

Puis, la stévia et le sirop d’agave qui sont aujourd'hui considérés comme les plus naturels.

Tous ces édulcorants chimiques ou "naturels" sont aujourd’hui présents dans de nombreux aliments comme les desserts, chewing-gums, médicaments, sodas allégés ou encore produits minceur.

En effet, grâce à ces édulcorants, le bilan nutritionnel des aliments, et notamment le taux de glucose, est nettement amélioré. Ces édulcorants sont également vendus en tant produits à part entière : ce sont les fameuses sucrettes qui plaisent tant aux chasseurs de calories. 

Mais est-ce vraiment une bonne idée minceur ?

Quelle que soit leur origine et leur forme finale, les édulcorants sont considérés comme des « non aliments ». Ils apportent un goût sucré mais comme le corps ne les reconnaît pas comme aliment, et de ce fait, ils ne lui apportent aucune calories. 

Cette absence de calories seraient donc bénéfique pour la santé. 

C'est absolument vrai pour les diabétiques puisque les indices glycémiques des édulcorants sont très proches de 0. 

Par contre, du point de vue calorique, les avis sont partagés. Certains spécialistes mettent en garde contre des effets secondaires.

Quel que soit l’édulcorant, le signal envoyé au cerveau durant sa consommation tromperait celui-ci.

En effet, à cause du goût sucré le cerveau s'attend à recevoir un certain nombre de calories qu'il ne reçoit pas, et pour cause. Cette absence concrète de calories entre en contradiction avec l'attente du cerveau ce qui créerait un sentiment d’insatisfaction.

Ce sentiment pousserait certaines personnes à consommer davantage de calories en guise de compensation. Aux Etats-Unis, plusieurs campagnes de prévention ont été menées contre les méfaits de l’aspartame

Un additif particulièrement réglementé 

Quoi qu’il en soit, ces édulcorants sont des additifs alimentaires et, sont donc soumis à une autorisation réglementée par un contrôle toxicologique draconien. Une Dose Journalière Admissible (DJA) est évaluée afin d’indiquer la quantité limite indésirable pour le corps. Celle-ci est exprimée en mg par kilo.

Les doses employées dans l’industrie alimentaire sont régulées par une Directive Européenne datant du 30 juin 1994. Cette loi est mise à jour à mesure que des études paraissent ou que de nouveaux édulcorants sont développés. Faut-il donc avoir peur de ces édulcorants. La question reste encore posée. 

Une chose est sûre, on ne peut pas ou ne veut pas toujours les éviter. Il faut alors être rigoureux dans le choix des aliments et éviter d’avoir une grande consommation de produits « lights » et préférer les édulcorants "naturels".

 La Stévia, le plus naturel

Depuis quelques années, une plante est en train de révolutionner le monde des édulcorants : cette plante, c'est la stévia. Il s'agit d’un petit arbuste originaire du Brésil et du Paraguay que les Indiens Guarani utilisaient pour adoucir leurs  infusions.

Les stéviosides, substance issue de la plante, ont un pouvoir sucrant jusqu’à 300 fois supérieur à celui du sucre et ceci sans apport de calories. Une efficacité qui lui a permis de supplanter le roi aspartame au Japon. Approuvée en Australie et Nouvelle Zélande en 2008, elle a conquis les autorités européennes en 2010. 

La seule précaution d’emploi réside dans son utilisation par les diabétiques de type 2. Il leur est recommandé de vérifier plus souvent leur taux de glucose sanguin s’ils décident d’introduire la stévia dans leur alimentation. Une précaution qui ne remet pas en cause son innocuité constatée.