La cigarette électronique : un bien ou un mal ?

La cigarette électronique est apparue comme la dernière avancée en matière de  lutte contre le tabagisme.  Pourtant elle suscite encore beaucoup de questions.

La cigarette électronique, ou du moins son ancêtre le plus éloigné, remonte aux années 1960. C’est  un Américain du nom d’Herbert A. Gilbert qui mit au point la première cigarette sans fumée de tabac en remplaçant la combustion de cette plante par une solution de chauffage de l’humidité et de l’air  parfumé.

La cigarette électronique aurait également pu connaître la consécration en 2001 en France quand Stéphane Vlachos, étudiant en informatique, développa un autre prototype qui ne connut pas non plus le succès.

Finalement c'est un chinois Hon Lik, pharmacien, qui mit au point le modèle qu’on connaît  aujourd’hui. Voulant arrêter lui-même le tabac, il souhaitait malgré tout conserver le plaisir de voir et sentir la fumée s'échapper.

Il conçut alors une "cigarette" dont le système est fort simple. Dans un tube, une petite résistance alimentée par une batterie vient chauffer un liquide.

Quand ce liquide atteint 50° C, il se transforme en vapeur que l'on peut aromatiser.

Evidemment, Hon Lik dut affronter une campagne de dénigrement orchestrée par l’industrie chinoise du tabac mais il tint bon et les Etats-Unis lui ouvrirent leurs portes.

La cigarette électronique y connut un tel essor que les mêmes industries qui avaient mis à mal le  projet de Gilbert, étaient contraintes de s'incliner, non sans combattre.

L’invention chinoise rencontre depuis, le succès que l'on connaît aujourd’hui.

 

Les POUR et les CONTRE s'affrontent

 

Les affrontements vont bon train entre les pro et les anti-cigarette électronique.

C'est d'abord une guerre commerciale car depuis octobre 2013, cette cigarette électronique est reconnue par le parlement européen comme objet de consommation courante et non comme médicament, ce qui permet à tout un chacun de faire commerce de cette cigarette au grand dam des pharmaciens ou des débitants de tabac. Ces derniers ont contre attaqué en soumettant au parlement Européen un texte qui prévoit de la  classer comme produit dérivé du tabac.

Dès lors, elle serait soumise à plusieurs contraintes  : baisse de la concentration de nicotine, limitation les arômes et vente en cartouches jetables. Mais cette guerre laisse de coté la question essentielle:  quid de son impact sur la santé?

À l’heure actuelle, rien ne prouve que cette cigarette soit moins nocive que la traditionnelle. Et rien ne prouve non plus le contraire. Une chose est certaine : l’absence de goudron, cause des cancers du poumon, est un aspect indéniablement positif de la cigarette électronique même si la gestuelle du fumeur reste présente. 

Quand bien même. Nocive ou non, la cigarette électronique ne doit pas être prise à la légère.

Son but premier étant d’apporter une solution transitoire aux personnes désirant rompre avec le tabac, elle ne doit pas être considérée comme un jouet. Car, le plus sûr moyen de ne pas avaler n’importe quelle fumée est de ne pas fumer. Un geste dont les poumons vous seront toujours reconnaissants.