AVC, Accident Vasculaire Cérébral : en France 1 cas toutes les 4 minutes.

Soyez vigilants !

Selon les chiffres du ministère de la santé, en 2010 en France, les AVC ont été la cause de 130 000 hospitalisations.

Cela représente 1 AVC toutes les 4 minutes. Bien qu’il puisse concerner tout le monde, les plus de 65 ans sont clairement les plus concernés puisqu'ils représentent 75 % des victimes. 

Mieux connaitre l'Accident Vasculaire Cérébral

L'AVC est une urgence médicale liée à l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau sanguin du cerveau. Particulièrement grave, cet accident concerne, chaque année, 15 millions de personnes dans le monde et entraîne 6 millions de décès.

Une femme sur cinq et un homme sur six auront un AVC une fois dans leur vie. Autant dire qu’il concerne potentiellement chacun d'entre nous.

La mécanique de l'AVC

L’accident vasculaire cérébral (AVC), familièrement appelé attaque cérébrale survient dans 80 % des cas à la suite de l’obstruction par un caillot sanguin (Thrombus) d’un vaisseau sanguin. On parle alors d’accident vasculaire cérébral ischémique.

L’hémorragie cérébrale représente environ 20 % des cas. C’est de loin la forme d’AVC la plus grave. L’hypertension chronique ou la rupture d’une artère du cerveau causée par un anévrisme (une malformation vasculaire) en sont les causes communes.

Cette rupture concerne généralement une petite artère fragilisée par l’artériosclérose ou par une autre maladie des petites artères fréquente chez les personnes âgées : l’angiopathie amyloïde.

Quel que soit le type de l’AVC, il prive d’oxygène une partie plus ou moins importante du cerveau et, dans le cas d’une hémorragie, entraîne une pression sur les tissus. Toutes les parties du cerveau peuvent être touchées. Les cellules concernées sont alors irrémédiablement détruites.

Conséquences et séquelles de l’AVC

Lorsque les cellules nerveuses sont privées d’oxygène, même pendant quelques minutes, elles meurent. Il n’y a pas de régénération possible.  La gravité des séquelles d'un AVC est à la fois  fonction de la région du cerveau touchée et des fonctions qu’elle contrôle, de la taille de la zone cérébrale privée d’oxygène et évidemment de l'importance de l'hémorragie.

Mais une chose est certaine, plus on réagit vite, meilleures sont les chances de récupération. Seul un tiers des personnes qui sont victimes d'un AVC  récupèrent significativement. 

Le plus souvent l’AVC provoque des handicaps majeurs sur les fonctions motrices (paralysie), du langage, des fonctions cognitives et de la mémoire.

Typique de l’AVC, l’hémiplégie (paralysie, totale ou partielle, d'une ou plusieurs parties d'un seul côté du corps) est fonction de la zone affectée par l’AVC.

Si par exemple, le caillot sanguin affecte l'hémisphère gauche du cerveau, le patient risque donc d'être victime d'une hémiplégie du côté droit.

Une étude américaine récente, portant sur 4900 personnes de 65 ans ayant subies un AVC, a démontré que la perte de fonction cognitive engendrée par ce dernier équivalait à un  vieillissement accéléré de 8 ans.

La mémoire et la vitesse d’exécution sont les plus affectées.

L’AVC est donc malheureusement un accélérateur de l'entrée dans la dépendance pour de nombreuses personnes qui en sont victimes. Ce sont en effet 33 % des victimes d’AVC qui sombrent dans celle-ci.

On comprend la gravité de l’accident vasculaire cérébral aux vues des statistiques nationales. En France, il représente la première cause de handicap, la deuxième cause de démence (après d’Alzheimer) et la troisième cause de mortalité. Ainsi en 2010, l’AVC a été responsable de 32 500 décès en France.

Récupération après un AVC

La récupération après un AVC est malheureusement très aléatoire. Elle dépend de l’intensité de ce dernier, de la zone cérébrale endommagée, de la rapidité et de la qualité de sa prise en charge thérapeutique. 

Les mécanismes cérébraux de la récupération son lents et mal maîtrisés. 

Toutefois, il est possible de récupérer tout ou partie de ses facultés après un AVC. Cette faculté demande une grande persévérance dans la rééducation et cependant des mois voire des années.

Tant qu'on récupère, il faut continuer à travailler pour recouvrer étapes par étapes des facultés perdues ou altérées.

Comment reconnaitre l'AVC

Le plus souvent rien ne laisse présager à l’avance la survenue d’un AVC. C’est d’ailleurs bien pour cela qu’on  parle d’accident. L’AVC est soudain et brutal. Néanmoins il est très important d’en connaitre les signes visibles afin de prévenir les secours (15 ou 112) au plus vite.

Rappelez-vous que ces numéros sont joignables depuis un téléphone fixe ou portable même si ce dernier est bloqué ou hors forfait. Une prise en charge rapide constituant le meilleur moyen de limiter les conséquences de l’AVC.

Parce qu’un risque connu est un risque mieux maîtrisé, apprenez à reconnaitre ces signes d’alerte et parlez-en autour de vous ! Ce diagnostic précoce et la prise en charge rapide de la personne atteinte réduisent la mortalité de l’AVC de 30 % et limitent la gravité de ses séquelles. De fait l’AVC se traduit généralement par :

- une pression artérielle anormalement élevée ; un engourdissement du visage: affaissement de la lèvre sur un côté, difficulté à sourire…engourdissement d’un bras ou perte de force ;

- trouble du langage : difficulté à s’exprimer;

- difficultés cognitives : incompréhension, désorientation temporelle ;

- engourdissement ou faiblesse d’une jambe ;

- perte de l'équilibre : désorientation spatiale ;

- maux de tête intenses et aiguës ;

- nausées et vomissements ;

- vision altérée d’un œil ;

- trouble de la vigilance pouvant aller jusqu’au coma.

Parfois, ces symptômes disparaissent en quelques minutes. Ils ont alors probablement été la conséquence d’un accident ischémique transitoire qui résulte de la présence d’un obstacle dans le système d’irrigation du sang dans  le cerveau. Mais cet accident ischémique transitoire doit être pris très au sérieux et faire l’objet d’une prise en charge médicale rapide. En effet, après un tel épisode, le risque d'un AVC augmente dans de très fortes proportions dans les 24 heures qui suivent. Hors de question d’attendre !

L’avertissement est suffisamment grave pour nécessiter une prise en charge médicale, un suivi et des changements dans le mode de vie !

Comment réagir en présence d’une victime d’AVC

Composez le 15 ou le 112 !Les médecins ont l’habitude de dire à propos de la prise en charge de l’AVC que "Le temps, c’est du cerveau".

Formule simple pour signifier que chaque minute gagnée sont des cellules cérébrales préservées et donc des séquelles minimisées. Tout doit donc être fait pour réduire le temps écoulé entre les premiers signes de l’AVC et son traitement dans le service hospitalier compétent. La majorité des personnes prises en charge dans les 3h30 n’a plus de séquelles trois mois après. Confronté à l’un ou plusieurs des signes précédemment cités, vous devez immédiatement prévenir les secours en étant, le plus calme, le plus clair et le plus précis possible.

Attendez les secours en rassurant la victime sans lui donner ni nourriture, ni boisson ni médicament. 

Quels sont les éventuels facteurs de risque ?

Si la survenance de l'accident est soudaine, brutale et inattendue, les facteurs de risque de l’AVC sont nombreux et bien connus.
En voici les principaux :

• Les maladies cardiaques (anomalie de la valve, insuffisance ou arythmie) qui entrainent des problèmes de coagulation sanguine.

• La prise de médicaments anticoagulants prévient la formation de caillots sanguins mais expose plus intensément à un risque hémorragique.

• Le diabète par l’excès de sucre dans le sang qu’il implique contribue aux dépôts graisseux (plaque d'athérome) sur la paroi des vaisseaux sanguins.

• L’hypertension présente logiquement le facteur de risque le plus élevé.

La pression sanguine élevée affaiblissant la paroi des vaisseaux sanguins et notamment ceux du cerveau.

• L’hypercholestérolémie (taux particulièrement élevé de cholestérol LDL dit "mauvais cholestérol") ou de triglycérides contribue au durcissement des artères. Les caillots sanguins trouvent alors un terrain malheureusement favorable à l’obstruction.

• Le tabagisme. Il contribue au durcissement des artères (l’athérosclérose). En outre, la nicotine augmente le rythme cardiaque et donc la pression sanguine.

Le monoxyde de carbone de la fumée de cigarette réduit la portion d’oxygène envoyée au cerveau en y fixant les globules rouges à la place.

• L’obésité (IMC supérieur à 30) double le risque d’AVC. Autre indice : le rapport tour de taille sur tour de hanche devrait être inférieur à 0,95 pour l'homme et à 0,80 pour la femme.

• Une mauvaise alimentation. De récentes études tendent à démontrer que l’âge moyen de l’AVC serait en train de baisser du fait d’une alimentation moderne, trop riche et totalement déséquilibrée.

• La sédentarité. Le manque d’activité physique est à l’origine de l’hypertension artérielle et de taux de cholestérol élevé. Un vrai passeport pour l’AVC !

• Le stress chronique est un facteur de risque non négligeable. Il entraîne notamment des fluctuations importantes de la tension et des entorses chroniques à un mode de vie sain (hyper tabagisme, consommation excessive de café, dénutrition ou inversement boulimie…).

• Les crises de colères augmentent dans les deux heures qui suivent le risque d’AVC. Il est donc essentiel de savoir bien gérer ses émotions.

• L’addiction à l’alcool ou aux drogues entraîne à termes le développement de pathologies cardiovasculaires qui constituent un terreau favorable à l’AVC.

• L’hormonothérapie de la ménopause augmente légèrement le risque d’AVC par ses effets sur l’équilibre hormonal général.

Le risque augmente avec l'âge

On a l’habitude de dire qu’on à l’âge de ses artères. Dans le cas de l’AVC cette assertion populaire se révèle particulièrement judicieuse.

Même avec une bonne hygiène de vie, le temps fait son œuvre et il convient de se ménager. Avec l’âge, l’élasticité qui permet d'absorber les à-coups d’afflux sanguins liés aux battements du cœur des vaisseaux sanguins diminue. Les artères sont de fait plus exposées à une rupture. En outre, le système de régulation de la tension va perdre en efficacité. Les spécialistes considèrent généralement que le risque d'AVC est multiplié par deux par tranche de 10 ans. De plus et malheureusement, la récupération après un AVC diminue avec l’âge.

Les personnes très âgées ont donc très peu de chances de retrouver l'intégralité de leurs capacités cognitives et physiques après un accident.

Autant de raisons de rester vigilants après 65 ans. 

Des moyens de se protéger d'un AVC ?

Le moyen infaillible n'existe pas, mais une surveillance régulière et une hygiène de vie corrigée peuvent radicalement éloigner le risque d'accident. Par exemple, après une année de sevrage tabagique, le risque d’AVC revient au niveau de celui d’un non-fumeur.

L’activité physique régulière et adaptée à vos capacités agira de manière bénéfique sur votre poids, votre taux de graisses dans le sang, votre taux de sucre et sur votre tension artérielle !

Il s’agit évidemment de s’engager dans cette reprise d’activité de manière raisonnable, le cas échéant sous avis médical, mais de la faire résolument.

Commencez par marcher aussi souvent que possible, à préférer l’escalier à l’ascenseur par exemple. 2h30 d'exercices physiques modérés par semaine transformeront votre vie en éloignant une multitude de risques pour votre santé dont celui de l’accident vasculaire cérébral. De plus certains compléments alimentaires bénéfiques pour la circulation sanguine constituent une aide précieuse en faveur de la diminution des risques.

Il n’y a pas d’âge pour prendre de bonnes habitudes et de bonnes résolutions.

Le corps humain est plein de ressources et il n’est jamais trop tard pour prendre soin de soi. La progressivité de ces changements et le dialogue avec votre médecin traitant sont essentiels. Votre résolution sera d’autant plus forte que vous vous ferez accompagner.

C'est une des raisons qui ont poussé BioEnergies à mettre en place des conseils santé Gratuits pour vous aider, vous accompagner et vous conseiller.

Alimentation et compléments alimentaires utiles en prévention de l ’AVC

Le lien entre alimentation et santé n’est plus à démontrer. On n’insiste jamais assez sur l’importance de manger équilibré, de privilégier les fruits et légumes frais et de limiter la consommation de viande.

Votre bonne santé passe par votre assiette ! La prévention de l’accident vasculaire cérébral n’échappe pas à ses règles d’or qui s’appliquent à tout le corps humain.

Certains aliments ou modes d’alimentation offrent toutefois une action ciblée particulièrement intéressante pour prévenir l’AVC.

En voici quelques exemples:

Le régime crétois

Dans les années 50, la médecine a commencé à s’intéresser à la population crétoise. Cette dernière compte une proportion de centenaire plus élevée que la moyenne mondiale et les personnes âgées présentent une santé cardiovasculaire très au-dessus de celle observée dans les pays occidentaux.

Les Crétois étaient 6 fois moins concernés par la mortalité cardiovasculaire que les Finlandais par exemple.

Les études menées ont rapidement mis en évidence les effets bénéfiques de l’alimentation particulièrement équilibrée qui est pratiquée dans cette île de méditerranée orientale.

Cette alimentation méditerranéenne saine et équilibrée se fonde sur des fruits et légumes frais ou secs, des céréales, des graisses animales réduites au minimum et un apport en lipide par l'huile d'olive. Les protéines animales, poisson, viande blanche et œufs sont consommés avec modération à une fréquence de 2 à 3 fois par semaine. Le fromage est exclusivement à base de lait de chèvre et de brebis.

Bien plus qu'un régime minceur, le régime crétois  est un mode d’alimentation particulièrement protecteur du système cardio-vasculaire.

Son action anti-triglycérides est particulièrement efficace. Grâce à ce régime, vos artères vieillissent beaucoup moins vite et conservent plus longtemps leur souplesse initiale.

Les oligo-éléments

Les oligo-éléments (zinc, manganèse, cuivre, magnésium, chrome, potassium, sélénium…) sont des nutriments.

De nature minérale pure nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. Ils interviennent en effet

dans de nombreux mécanismes biologiques.

Un apport régulier d’oligo-éléments est recommandé pour les personnes de plus de 65 ans. Plusieurs études ont par exemple démontré que le potassium participe à la régulation de la pression artérielle et diminue par conséquent la fréquence des accidents vasculaires cérébraux.

Les omégas 3

En cuisine, il y a certain choix judicieux en matière de santé. Certaines matières grasses utilisées comme l’huile l’olive, de colza, de perilla sont bonnes car riches en omégas 3.

Ces acides gras ont un effet neuroprotecteur important qui limite la mortalité des neurones. Ces lipides se décomposent notamment en acide alpha-linolénique (ALA). Il a été démontré chez l’animal qu’en cas de diminution de l’apport en oxygène d’une zone cérébrale durant 20 minutes, l’ALA préservait 80 % de la population neuronale concernée quand, en temps normal, la quasitotalité des cellules succombent.

L’ALA s’avère en outre efficace pour aider à la récupération après un AVC.

Il a été mis en évidence que celle-ci stimule la formation de nouveaux neurones et de nouvelles synapses.

La phytothérapie : des plantes qui protègent votre cerveau

Pour guérir ou prévenir nos maladies, la nature nous offre de nombreux trésors que les médecines traditionnelles ont identifié depuis des millénaires. En matière de lutte contre l’AVC, les plantes nous fournissent des armes douces mais efficaces.

La lécithine de soja

La richesse de la lécithine de soja en acides gras polyinsaturés en fait un puissant anti-cholestérol naturel et une arme redoutable pour prévenir l'athérosclérose, deux causes principales d'AVC.

Le ginkgo biloba

Selon l’Université John Hopkins, il pourrait prévenir ou  réduire les dommages cérébraux causés par un accident  vasculaire cérébral (AVC). Ses actifs les ginkgolides et les bilobalides préviennent la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Le Ginseng

Le ginseng asiatique (Ginseng Rouge CA meyer) est un élément important de  la pharmacopée traditionnelle asiatique pour qui le Ginseng lutte contre l'hypertension et il abaisse la pression artérielle facilite la régénération du système cardiovasculaire.

Le Curcuma

L’agent actif du Curcuma, la curcumine, contribue à réguler le rythme cardiaque, à restaurer la pression artérielle et à lutter contre le mauvais cholestérol. Mais surtout, le curcuma réduit la formation de caillots sanguins et empêche l’accumulation de plaque dans les artères.

Il contribue donc directement à la lutte contre les AVC. 

Le Gingembre

Le gingembre agit en prévention des AVC en luttant contre la formation de caillots sanguins en stimulant la circulation sanguine et en favorisant la baisse du  taux de cholestérol.

L’accident vasculaire cérébral survient sans crier gare ! Même si sa prise en charge s'est améliorée, la rapidité de réaction reste le maître mot.

Mais encore mieux, en adaptant son mode de vie et son alimentation en apportant à son organisme, par des compléments alimentaires, des actifs naturels favorables, vous pouvez réduire considérablement le risque d'AVC.

 

N'hésitez pas à demander des conseils en appelant le 04 93 08 21 04.