On appelle articulation l’ensemble des éléments par lesquels les os s’unissent les uns aux autres.
Les articulations les plus sollicitées sont :
Les disques qui séparent les vertèbres les unes des autres peuvent être considérés comme étant de nature articulaire, ainsi que les espaces séparant les quatre os de chaque doigt de la main et les trois os de chaque orteil du pied.
Chaque articulation comprend plusieurs éléments distincts les uns des autres tout en étant intimement solidaires quant à leurs fonctions :
Le cartilage est un tissu conjonctif constitué de cellules, nommées chondrocytes, situées dans des cavités (appelées chondroplastes) au sein d’une matrice extra-cellulaire formée de macromolécules protéiques riches en CHONDROÏTINE et en GLUCOSAMINE :
Ce sont les chondrocytes situés dans la matrice cartilagineuse qui effectuent la synthèse des composants protéiques de celle-ci à partir des éléments issus du métabolisme digestif. Sans entrer dans les détails (qui dépassent le cadre de ce document) pour fabriquer du collagène les chondrocytes ont besoin de trois acides aminés, la lysine, la proline, la glycine, et pour fabriquer des glycosaminoglycanes ces mêmes chondrocytes ont besoin de mucopolysaccharides.
Avec le temps, le cartilage s’use car il est soumis à des pressions constantes et de forte intensité. On compare souvent le cartilage humain à l’amortisseur d’une automobile. Il subit peu à peu une lente érosion qui tend à sa destruction.
En perdant de sa substance, le cartilage perd de sa souplesse.
Il s’altère, se fissure, se craquelle … jusqu’à ne plus pouvoir éviter des frottements entre les os qu’il est chargé de séparer.
Quand les surfaces osseuses entrent en contact l’articulation se bloque, devenant extrêmement douloureuse (d’où la nécessité de prendre des antalgiques).
Cette évolution va de pair avec l’atrophie progressive de la membrane synoviale :
l’articulation n’étant plus correctement lubrifiée finit par se gripper, accentuant encore la douleur induite par le blocage articulaire.
C’est l’ARTHROSE.
Au début de cette érosion cartilagineuse, les chondrocytes deviennent hyperactifs pour réparer les dégâts : ils remplacent au fur et à mesure de leur disparition les protéines de la matrice articulaire (collagène, élastine, glycosaminoglycanes).
Mais ils finissent par s’épuiser à la tâche et par ne plus pouvoir exercer leur fonction réparatrice et restructurante. Le phénomène s’inverse alors : il se détruit davantage de matière cartilagineuse qu’il ne s’en produit.
Ce processus dégénératif entraîne une lente dégradation qui altère la fonctionnalité de l’articulation.
La nature a horreur du vide : dans l’espace articulaire qui se vide progressivement de sa substance, les os produisent des excroissances, les ostéophytes.
Ces excroissances osseuses compriment et irritent les nerfs, ce qui provoque une inflammation elle aussi très douloureuse appelée fluxion articulaire.
L’articulation est gonflée, raide, chaude, et ses mouvements sont freinés, limités, difficiles (voire impossibles).
Ce sont les articulations dites porteuses qui sont en général les plus touchées par l’arthrose : le genou et la hanche.
Les personnes atteintes par cette dégénérescence articulaire ont leur mobilité réduite au point de voir leur périmètre de marche diminuer sensiblement.
A ce stade invalidant l’acte chirurgical est une solution libératrice.
On remplace l’articulation dont le cartilage a été détruit par une prothèse.